Pensée #9 Comme un chat

Comme un chat, j’ai besoin de mon territoire, d’en réaffirmer les contours, de prendre acte des nouveaux objets ou meubles qui s’y trouvent, et si un changement intervient, si une nouvelle personne arrive ou si l’on me change complètement de territoire, comme un chat, j’en suis très perturbée.

Comme un chat, je dors beaucoup, épuisée de mes journées qui peuvent contenir plusieurs chocs émotionnels, un déferlement de stimulus sensoriels qui me donnent chaque fois l’impression d’une immense vague qui s’abat sur moi comme une grande claque et me laisse inconsciente sur le rivage, et quand les nuits ont été écourtées, comme un chat, j’ai faire de longue sieste sur mon canapé ou dans ma chambre.

Comme un chat, dès qu’un changement intervient, je suis perturbée, je sens que quelque chose va changer et cela m’angoisse comme mon chat qui sent quand on lui présente sa cage de voyage qu’on va le faire sortir et qui se met alors, comme pour protester, à miauler.

Comme un chat j’aime la chaleur, les couvertures molletonnées pour m’emmitoufler dedans, les cachettes pour me reposer du monde extérieur, et les lumières tamisées qui apaisent mes sens.

Comme un chat je suis très indépendante, et je régule seule mes états d’euphorie ou à l’inverse d’anxiété, je suis très solitaire et casanière et peut passer des semaines sans sortir sans éprouver le moindre manque.

Le chat est mon animal totem, un être à la fois doux et sauvage, indépendant et fier, qui aime le confort et les caresses et qu’on doit laisser tranquille quand il n’a pas envie qu’on l’embête.

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