So much going on!

Comment résumer deux semaines à Detroit? Je ne sais pas, le fait est que je suis passée par plein d’états émotionnels. Je suis arrivée fatiguée, et un peu sur la défensive. Depuis New York mon voyage avait un aspect mécanique, j’allais de ville en ville sans me sentir réellement connectée. Parfois je me demandais même ce que je faisais toute seule si loin de chez moi. Je n’avais plus confiance. Et puis je suis arrivée à Detroit, et là j’ai compris pourquoi c’était si important de voyager, et pourquoi j’avais absolument raison de le faire. Immédiatement j’ai retrouvé cette connexion si précieuse et si belle, cette harmonie avec les gens et les espaces. Non seulement mes couchsurfeuses étaient top, mais en plus j’étais dans une ville géniale! Et là mon voyage est devenu très très intéressant, chaque journée était une nouvelle aventure. C’était à la fois excitant et épuisant. Même quand je voulais me reposer, je ne pouvais pas. Une fois j’ai voulu aller lire et écrire à la « public library » mais quand je suis arrivée, on m’a dit qu’il y avait un concert de jazz gratuit au rez de chaussée, et je me suis parmi dans la foule. Sans compter tous les nombreux évènements VIP : Le passage d’Eminem pour une projectoire de son film 8 miles à l’intérieur du vieux théâtre français, le concert gratuit d’Aretha Franklyn en hommage à sa mère et à son frère, le tournage du nouveau Batman etc…c’était la folie!

Mes couchsurfeuses étaient tout comme moi avides de découvrir tous les trésors cachés de Detroit. On passait des heures à rouler dans les quartiers malfamés à la recherche de vieilles ruines intéressantes, on a du faire ensemble tous les tours d’architecture possible et imaginables. Tous les soirs on sortait et on rencontrait des musiciens, des artistes, des collectionneurs, on parlait à tout le monde et tout le monde venait nous parler. On avait qu’à dire qu’on adorait Detroit et on nous laissait entrer n’importe ou. Le soir on rentrait chez nous, et on faisait des plans sur la comète : créer une émission de télé, écrire un livre, monter un club, tout nous semblait possible parce qu’on était à Detroit et que la ville avait besoin de nous et de notre énergie.

C’était merveilleux de sentir une telle énergie artistique, une telle solidarité, une telle profusion d’amour et d’envie dans le but de « redorer le blason de la ville. »

Ci dessous le meilleur de Downtown : le Guardian Building d’inspiration aztèque, le plafond du musée d’art, et la devanture du Fox theatre qui propose les shows de Broadway

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